
Comme je n'ai pas encore relaté la naissance de notre fils, retournons à ce matin du 30 août, où Arthur s'est présenté à nous, avec 24 jours d'avance. J'ai crevé mes eaux à 5 h 30 du matin, en remerciant la nature de me libérer de la maternité avant terme. Mais la nature n'y était peut-être pas pour grand-chose, car la veille, on avait tenté sur moi une version, question de faire changer de position bébé, car il se présentait en siège. Cette manipulation n'a pas fonctionné, mais elle a probablement dérangé mon locataire, qui en était quitte pour faire le grand saut, à 36 semaines, pieds devant plutôt que tête première. Au bout d'une demi-heure de route, j'avais déjà des contractions aux trois minutes. Et arrivés à l'hôpital, on n'a pas mis longtemps à me préparer pour la salle d'opération, car déjà, les médecins pouvaient sentir les pieds et le popotin de Junior, au sortir de mon utérus. Sa vivacité a d'ailleurs mis en échec toute l'équipe médicale, qui après avoir tenté une espèce d'épidurale de dernière minute (la rachie) a dû se rabattre sur l'anesthésie générale, car bébé était déjà bien engagé vers la sortie et c'est par césarienne qu'on allait le faire naître. Le marathon d'Arthur a donc duré seulement 2 heures (depuis la perte des eaux), et sa libération s'est produite à 7 h 19 sans tambour ni trompette. Notre pauvre petit est en effet né en l'absence de son père qu'on avait posté hors de la salle d'opération - pour des raisons d'hygiène, et en l'absence de sa mère qui était alors complètement endormie par les gaz. Heureusement, après les examens de routine, notre troublion a pu se blottir contre son papa qui l'a bercé jusqu'à mon réveil en lui chantant de vieilles berceuses. Pour la petite histoire familiale, on dira que fiston a vainement tenté de naître les "pieds dans la marge", question de faire honneur à son papa, auteur de cette série télé.



















